19159 Fans      1948 Abonnés    3602 Membres
 |  | 

Alençon. Jean-Baptiste Mellot : deux métiers, un objectif

img-responsive

Assistant-pilote d’hélicoptère à plein-temps, Jean-Baptiste Mellot vient aussi en renfort des gendarmes en cas de besoin. Une double casquette qui lui convient parfaitement.

Depuis six ans, Jean-Baptiste Mellot cumule deux professions.

D’un côté, son activité principale, aujourd’hui, celle d‘assistant du pilote d’hélicoptère du Samu.

De l’autre, celle de gendarme réserviste. Deux costumes, deux métiers différents qui ne seraient pas si éloignés que ça pour le jeune homme de 25 ans, né à Alençon.

Ce que j’aime, c’est porter secours à autrui. C’est valorisant. De plus, je suis sur le terrain, j’ai affaire à quelque chose de concret.

Orne : 200 gendarmes de réserve

Depuis juillet 2012, l’Alençonnais occupe donc le statut de gendarme réserviste, un grade qu’il a récemment obtenu.

Comme lui, ils sont 200 dans le département à se mettre au service des gendarmes et à renforcer les unités actives et les structures de commandement, en cas de besoin.

Il existe deux façons de se mettre à la disposition des militaires : soit répondre favorablement à une annonce envoyée à tous les prétendants, soit indiquer directement aux gendarmes ses disponibilités afin qu’ils puissent établir le planning de l’intéressé. Option choisie par Jean-Baptiste qui dispose d’un emploi du temps flexible pour faire connaître à l’avance les périodes pendant lesquelles il est opérationnel.

Une fois le diplôme de gendarme adjoint de réserve (DGAR) obtenu (voir ci-dessous), la personne doit effectuer au minimum 10 jours dans l’année pour préserver ce statut. Jean-Baptiste est parfaitement dans les clous.

J’ai déjà travaillé 20 jours pour la gendarmerie depuis le début de l’année.

Ce n’est rien comparé à l’an passé où il avait travaillé 150 jours. « À cause des risques liés aux attentats, la sécurité intérieure était renforcée », justifie-t-il.

« Toujours en patrouille »

Comme plusieurs camarades réservistes qui espèrent faire carrière dans la Gendarmerie, Jean-Baptiste a, à un moment donné, souhaité s’engager à temps plein et à long terme. Mais après avoir échoué au concours, le jeune homme a revu ses ambitions. Aujourd’hui, les regrets sont derrière lui et cette double casquette suffit à son épanouissement.

En tant que réserviste, Jean-Baptiste ne reste jamais à la brigade, pour son plus grand plaisir.

Je suis toujours en patrouille ou en intervention (accidents, violences, tapages nocturnes…). C’est ce que j’aime… Gérer des affaires depuis un bureau, ce n’est pas ce que j’envisage.

Rien ne permet au citoyen lambda de distinguer un gendarme de carrière d’un gendarme de réserve : l’uniforme est presque le même. Tout comme l’équipement (bâton de défense, pistolet automatique, bombe lacrymogène) nécessaire en cas de bagarre, même si, selon l’Alençonnais, « la meilleure arme reste le dialogue pour désamorcer des situations à risque ».

Gendarme de réserve : quelles conditions ? Plusieurs conditions doivent être remplies pour être admis en tant que gendarme réserviste. Premièrement, il faut être de nationalité française, mais aussi être âgé de 17 ans au moins (et 40 ans maximum).
Par ailleurs, il faut avoir satisfait aux obligations du service national, comme avoir suivi la Journée d’appel de préparation à la défense (JAPD) ou la journée défense et citoyenneté (JDC).
Dès lors, la personne intéressée effectue une préparation militaire encadrée par la gendarmerie. « Deux fois deux semaines, précise Jean-Baptiste Mellot. C’est une formation intense avec plusieurs exercices de nuit et de cohésion. »
À l’issue de celle-ci, si la gendarmerie estime que la personne a une bonne condition physique et est apte moralement et psychologiquement, elle reçoit le diplôme de gendarme adjoint de réserve (DGAR), qui lui garantit l’entrée dans la réserve opérationnelle.

Source : https://actu.fr/normandie/alencon_61001/alencon-jean-baptiste-mellot-deux-metiers-objectif_18733863.html

Le ROC

NOUVEAU
Découvrez Le ROC, le Journal du Réserviste Opérationnel et Citoyen :

Numéro 1 (Septembre 2018)
Numéro 2 (Octobre 2018)

Petites annonces