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Bernay et alentour : des forces armées en réserve

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Bernay et alentour. Les réservistes de la gendarmerie sont quotidiennement aux côtés des gendarmes d’active au sein des unités territoriales. Zoom sur leurs missions et leurs profils particuliers.

Indispensables au quotidien, les réservistes de la gendarmerie renforcent l’action des unités d’active. Qualifiés agents de police judiciaire adjoints (Apja) après quatre semaines de formation, les réservistes sont considérés comme des militaires à part à entière. Ils sont rémunérés à la journée et contribuent directement aux missions de sécurité des gendarmes. Ils viennent quotidiennement renforcer les unités de gendarmerie de Bernay et des environs. Rencontre avec trois d’entre eux en mission dans le secteur.

« Les gens me disent merci »

Charlotte Lesein, 19 ans, originaire de Plasnes, a toujours voulu s’engager dans la gendarmerie. Pour l’instant, elle poursuit ses études à la faculté de droit de Caen (14). Depuis juillet 2016, et durant ses temps libres, elle est réserviste dans la gendarmerie. « Au terme de mes études, je compte m’engager dans la gendarmerie. Dans le contexte actuel, c’est l’aspect social et sécuritaire qui m’attire vers cette profession. Dans les missions qui m’ont jusqu’alors été confiées, j’ai particulièrement apprécié le côté imprévu du métier et la diversité des interventions sur le terrain. Entre autres, j’ai été affectée exceptionnellement dans un poste à cheval à Étretat (76), à la compagnie de brigade de Bernay, Brionne et du Neubourg et aussi au peloton de réservistes départemental de l’Eure. Autour de moi, amis et famille m’encouragent à persévérer dans cette voie professionnelle et j’en suis ravie », commente la jeune femme.

De son côté, Nicolas Fabre a déjà été engagé dans la gendarmerie durant cinq ans. Il est retourné ensuite dans la vie civile en exerçant le métier d’agent de sécurité au casino de Deauville (14). « Pour devenir réserviste, j’ai dû refaire un dossier en me soumettant à une enquête familiale et, bien entendu, fournir un extrait de mon casier judiciaire. J’ai aussi dû faire valider à nouveau le maniement de sécurité de mon arme et mon tir. Je constate, depuis mon dernier engagement, que les gens me disent plus souvent merci après les interventions », souligne le jeune homme de 35 ans.

Parmi les réservistes, on retrouve aussi des « anciens de l’arme » en retraite qui n’ont pas raccroché définitivement leur pistolet au ratelier. Ainsi, le major Dominique Gilles, âgé de 59 ans, a rempilé après trente-cinq années de service, comme réserviste. « À Brionne, où je suis détaché depuis onze mois, je m’occupe essentiellement de procédures simples en relation avec le parquet d’Évreux. Mais je peux aussi être appelé à intégrer le Peloton de réserve départemental, par exemple dans des missions de lutte contre les cambriolages ou les délinquances routières. »

Infos pratiques

Le recrutement est permanent. Contacts au 0 820 220 221 (numéro vert) ou auprès de la gendarmerie la plus proche.

www.lagendarmerierecrute.fr

« Vivre une expérience valorisante »

Tangi Madec, commandant de la compagnie de Bernay, explique le fonctionnement de la réserve opérationnelle de la Gendarmerie nationale, désormais organe de la Garde nationale.
Quelles sont les conditions d’admission ?
« Il faut être de nationalité française, âgé de 17 ans au moins. Il faut avoir satisfait aux obligations du service national, avoir suivi la Journée d’appel de préparation à la défense ou la Journée défense et citoyenneté et être en bonne condition physique. »
Dans quel but s’engage-t-on ?
« S’engager dans la réserve permet de consacrer du temps au service de ses concitoyens, en portant l’uniforme auprès des camarades d’active. Les militaires sont employés à proximité de chez eux, ce qui permet un fort ancrage territorial. Cet engagement permet de vivre une expérience humaine et professionnelle valorisante au sein de l’institution. »
Comment sont employés les réservistes ?
« Ils sont employés de manière modulable en fonction de leur disponibilité. Cette souplesse d’emploi procure une réactivité supplémentaire dans la mobilisation de la réserve de la gendarmerie. Les réservistes opérationnels indiquent à l’avance leurs jours de disponibilité et sont convoqués pour renforcer temporairement les unités de gendarmerie proches de leur domicile. À ce titre, ils participent : au service quotidien des unités (patrouille de surveillance, contact avec la population, aide, conseil et secours) ; à la sécurité de manifestations sportives ou culturelles ; à des dispositifs de recherches ; à des missions de sécurité publique ou de lutte contre la délinquance au sein du peloton réserviste départemental ; à la gestion des conséquences des catastrophes naturelles ou accidentelles. Ainsi, deux compagnies de réservistes, volontaires, originaires de tout le territoire, sont actuellement à Saint-Martin à la suite du passage d’Irma. »
Philippe SCHAEFFER