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Cosmin, un réfugié plus qu’engagé

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Armé de son sifflet, il met les véhicules en joue aussi vite que son ombre. Le pas assuré, le menton haut et la main tendue : sur le rond-point de Gimenells, à l’entrée de Seilh, Cosmin n’a pas douté. Pour une simple et bonne raison : il sait ce qu’il fait. Ancien policier en Roumanie, il a fui son pays pour des raisons qui lui appartiennent. Mais dès qu’il a obtenu sa nationalité française, ce colosse à l’accent chantant a aussitôt rejoint la réserve de la gendarmerie. Une histoire de cohérence personnelle et professionnelle. «J’ai toujours détesté l’injustice. J’aime aider les gens depuis toujours.» Alors celui qui est devenu cadre dans l’automobile rejoint le détachement sécurité et intervention (DSI) de la compagnie de Toulouse-Mirail. Mais même avec un passé plus ou moins lointain de policier, est-ce qu’il n’y a pas des situations d’intervention qui peuvent effrayer ? «Non», balaie-t-il d’un revers de manche ou comment rappeler que le vélo, ça non plus, cela ne s’oublie pas. «Il y a trois mois, on a fait un ‘flag’sur un cambriolage et j’ai dû courir, sauter des murettes, des haies mais je l’ai attrapé. On n’a pas le temps de ressentir quoi que ce soit dans ces moments-là : c’est l’adrénaline qui nous tient», sourit-il. Un furtif sourire trahit un légitime sentiment de fierté.

À ses côtés, Sandra, 24 ans et native de l’Aveyron, partage le même sens de l’engagement, du dévouement pour la gendarmerie. «Depuis toute petite, j’ai toujours voulu protéger la population alors qu’il n’y avait aucun militaire dans ma famille. Et vu que dans mon village, on était en zone gendarmerie…» Et c’est ainsi que la petite fille de Villefranche-de-Rouergue a fomenté son projet professionnel. Sans jamais rien lâcher. Alors, même en vacances et par une canicule du feu de Dieu, pas de chichi : elle vient au DSI. Quand la toute nouvelle sous officier aurait pu opter pour un plan piscine et monoï avec ses copines. «En fait, c’est nous qui nous portons volontaires en cochant nos disponibilités et la brigade souhaitée sur un site Internet qui nous est dédié. Il n’y a donc pas de surprise.» Sur le choix de la brigade, on sent un petit penchant. «Au DSI, il n’y a que des réservistes donc on noue des relations de confiance rapidement en patrouille et pour travailler sur le terrain, on se sent encore plus en sécurité.» Si quelqu’un pouvait le répéter à son inquiète de maman.

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