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Dix réservistes ont été recrutés en Eure-et-Loir

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Dix réservistes ont prêté serment, mardi 20 novembre 2018, afin de renforcer les quatre compagnies de gendarmerie d’Eure-et-Loir dans leurs missions.

La présidente du tribunal de grande instance de Chartres, Danièle hurlet-Caillet, a reçu, mardi 20 novembre 2018, à Chartres, deux femmes et huit hommes. Il s’agit de réservistes de la gendarmerie d’Eure-et-Loir. Ils sont venus prêter serment avant de partir en mission avec des gendarmes de métier.

La présidente a salué leur engagement, tout en leur rappelant quelques règles “d’obéissance aux ordres reçus, de sécurité, de confiance, de rigueur et d’usage légitime de la force.” En leur réclamant du discernement dans certaines situations : “Soyez humain.”

Une force de 180 réservistes

Le colonel Georges Pierrini, commandant le groupement de gendarmerie d’Eure-et-Loir, dirige 570 gendarmes et 180 réservistes. Il est très attaché à ces recrues : “Nous sommes en capacité d’en accueillir plus de 250. C’est l’objectif. Ils ont un rôle important dans les quatre compagnies du département.”

Le colonel a été bluffé par ces personnels, âgés de 18 à 53 ans, aux profils très différents : surveillant pénitentiaire en psychiatrie, pompier dans l’aérospatiale, responsable diagnostic auto, étudiant en informatique, anciens militaires, agent de la préfecture d’Eure-et-Loir, étudiant en force de vente, étudiant en licence  de biologie et chimie, employée en logistique.

Missions

Pour le colonel Pierrini, ces réservistes sont des gendarmes à part entière. Ils ont été formés comme les gendarmes, notamment au tir. Et ils sont donc armés : “Les réservistes, actifs, étudiants ou anciens militaires, sont des agents de la force publique.”

Les dix recrues possèdent le diplôme d’agent de police judiciaire adjoint (APJA), leur permettant notamment de dresser des PV de la 1ère à la 4e classe. Ils peuvent effectuer de multiples missions. Ils choisissent leurs jours de mise à disponibilité de la gendarmerie. Et ils sont payés au minimum 50 € net par jour, revenu non imposable. Le montant évolue en fonction de l’avancement au grade. Le colonel précise : “La découverte de la gendarmerie peut être un tremplin pour certains.”

Rencontre avec les recrues

Alessandro, un chartrain de 18 ans, est étudiant en BTS force de vente, en alternance chez Peugeot : “Mon père était réserviste, adjudant. Et son uniforme m’a donné envie lorsque j’étais plus jeune. Puis, il y a eu les attentats, et une prise de conscience. Et j’ai eu la volonté de m’investir. J’aimerai intégrer un peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie pour son côté adrénaline, son aspect physique, technique.”

 

Hannah, 19 ans, de Roinville-sous-Auneau, est également rès motivée : “Je veux devenir une technicienne en investigation criminelle. Je suis passionnée par la police scientifique, la recherche d’indices, de preuves. Je voulais devenir médecin légiste mais j’ai compris que ce serait compliqué. La gendarmerie, en tant que réserviste, peut m’ouvrir des portes.”

 

Sébastien, 45 ans, de Senonches, est un ancien militaire de l’armée de terre : “J’ai une carrière de 22 ans avec des missions dans des pays étrangers. Je pense que je peux apporter ma petite pierre à l’édifice, dans une communauté de brigades, avec mon expérience. Même si le métier de gendarme est très différent. Et je conserve mon grade de sergent.”

Source : https://www.lechorepublicain.fr/chartres/faits-divers/2018/11/21/dix-reservistes-ont-ete-recrutes-en-eure-et-loir_13058220.html

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