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La gendarmerie peut compter sur sa réserve

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Vidéo : https://www.ladepeche.fr/article/2018/08/09/2848971-la-gendarmerie-peut-compter-sur-sa-reserve.html
Ils sont des centaines à donner de leur temps en s’engageant au sein de la réserve de la gendarmerie. Immersion au cœur du détachement de sécurité et d’intervention (DSI) de la compagnie Toulouse-Mirail en charge de l’ouest du département.

Difficile pour un civil profane de voir la différence. L’uniforme est presque le même, les armes de défense sont accrochées pareil et leur phrasé a tout des «vrais». Mais eux, ils peuvent être chefs d’entreprise, salariés dans le privé ou artisans et donner de leur temps à la gendarmerie. Bienvenue en terres réservistes. À la compagnie de Toulouse-Mirail, désormais commandée par le chef d’escadron Emmanuel Chanon, le détachement sécurité et intervention (DSI) rassemble exclusivement ces personnels non professionnels. Certains ont une activité qui n’a rien à voir, d’autres souhaitent s’engager à temps plein et à long terme.

À 52 ans, Michel, dirigeant sportif à Toulouse, a encore les yeux qui crépitent quand il évoque cette interpellation lors de laquelle il a été contraint de sortir son arme. «On est encadrés par des professionnels, rappelle-t-il. On profite de leur regard ici à la brigade, leur expérience sur le terrain et on a des échanges avec les personnels du PSIG (peloton de sécurité et d’intervention de la gendarmerie). Et quand il y a des nouveaux, nous-mêmes on leur passe le mot.» Un réserviste n’est bien sûr jamais lâché dans la nature.

Des personnels «essentiels»

Une fois l’entonnoir des tests psychiques et d’aptitudes physiques franchi, reste encore le mois de formation incontournable. Et à en croire Estelle, 22 ans, qualifier ces quatre semaines de «denses» relève presque de l’euphémisme. «C’est très complet : on voit toutes les facettes du métier.» Notamment, le maniement des armes. Car s’ils sont habilités à interpeller, les réservistes n’ont pas tout à fait les mêmes attributions que les «pros». Ils ne peuvent pas auditionner ou participer à un quelconque acte de procédure.

En revanche, d’autant plus en période de congés estivaux avec des effectifs de gendarmerie délestés de 30 %, leur mission de surveillance est juste devenue indispensable. «Ils sont essentiels : ils nous permettent de dégager du temps pour les enquêtes», confirme le major Éric Culot, n° 2 de la gendarmerie de Beauzelle. Et c’est déjà reparti.

Fini de palabrer, un certain Cédric a demandé l’aide des hommes en bleu dans le cadre de l’opération tranquillité vacances (OTV) durant son absence. Un véhicule garé devant cette habitation de Seilh pourrait être suspect. Cette fois, le Sig Sauer reste bien au fond de l’étui et le major dégaine sa nouvelle arme fatale contre les cambriolages : son smartphone.

Doté d’une application spécialisée, le petit bijou de technologie permet notamment de géolocaliser toutes les maisons déclarées vides dans le cadre d’OTV et de les signaler comme sûres après le passage des militaires. Une sorte de Mappy du cambriolage qui a déjà porté ses fruits. Il faut juste penser à prévenir si la voisine doit passer arroser le potager.

Histoire que les pistolets restent bel et bien dans leur écrin.


Le chiffre : 713

Réservistes > En Haute-Garonne en 2018. 563 réservistes opérationnels sont engagés au sein de la gendarmerie de Haute-Garonne. Actuellement, 150 personnels reçoivent une formation à Saint-Astier (24), ce qui portera leur nombre à 713 fin août. Dans l’ex-région Midi-Pyrénées, ils seront 1913 à la rentrée.


50 000 postes à pourvoir les cinq prochaines années

Même s’il existe certaines exceptions, il faut être âgé de 17 ans à 40 ans pour intégrer la réserve de la gendarmerie. Aptitudes physiques et psychiques indispensables, tout comme le fait de jouir de ses droits civiques et avoir participé à la journée d’appel. La rémunération varie en fonction du grade et du nombre de jours travaillés (et ce, en fonction de ses propres disponibilités). Hormis certains services hyperspécialisés comme le GIGN, les brigades de recherches (BR) ou encore, les techniciens d’identification criminelle (TIC) pour citer les plus connus, un réserviste peut endosser des responsabilités différentes en fonction du «terrain de jeu» choisi. Il est à noter qu’une formation spécifique au peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) est accessible aux personnels qui ont rejoint la réserve après la préparation militaire initiale. Les plus sportifs et déterminés ne devraient pas s’ennuyer au sein de cette force de frappe locale spécialisée notamment dans le «flag».

La gendarmerie nationale doit recruter 50 000 postes à pourvoir, tout statut confondu, d’ici 5 ans. Le recrutement des réservistes s’effectue tout au long de l’année. Contact : 05 61 17 48 49 ou www.lagendarmerierecrute.fr

Source : https://www.ladepeche.fr/article/2018/08/09/2848971-la-gendarmerie-peut-compter-sur-sa-reserve.html

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