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Landerneau. Ils ont choisi de soutenir la Gendarmerie

Quarante ans les séparent et une même passion les rassemble. Sylvain Gouvrier, 23 ans, et Jean-Luc L’Hostis, 63 ans, sont réservistes. Ils effectuent des missions de soutien.

Il a fallu attendre Fête du Bruit pour que le chemin de ces deux hommes se croise. Jean-Luc L’Hostis, chef d’escadron de réserve, a, alors, pris sous son aile le jeune Sylvain Gouvrier. Un tuteur de choix pour l’étudiant en médecine.

« C’est ma dernière année. Après je serai atteint par la limite d’âge », sourit Jean-Luc L’Hostis en regardant Sylvain. Un an pour finaliser le passage de témoin. Un an pour donner les clés du savoir acquis au cours d’une carrière de 35ans dans l’institution et de 10ans de réserviste.

« J’ai commencé dans la gendarmerie mobile en Vendée, puis j’ai passé six ans à la brigade de Huelgoat », indique le chef d’escadron. Une période interrompue par une mission de 6 mois, en 1981, au Liban. « J’étais le premier gendarme breton a intégré la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban). »

Bon pour le service

Puis, il enchaîne 8ans en Allemagne. « J’étais là-bas au moment de la chute du mur de Berlin. J’ai d’ailleurs conservé des morceaux du mur authentifiés. »

À son retour, Jean-Luc L’Hostis prend le commandement du Psig de Lannion (peloton de surveillance et dintervention de la gendarmerie) durant 7ans. Il entre alors comme officier à l’école du Mans en tant que lieutenant et en ressort avec le grade de capitaine. « Àce moment-là, je suis parti à Toulouse m’occuper de la gestion des JDC (Journée Défense et Citoyenneté). » Et, à 53ans c’est la quille.

« Trop tôt pour que je m’arrête », affirme-t-il. C’est pourquoi en 2007, il devient réserviste « car, on peut encore rendre service ! ».

Le service, c’est bien le maître mot qui guide aussi Sylvain Gouvrier.

Études, sports, petite amie (gendarme, elle aussi), période de réserviste… Étudiant en 6e année de médecine, le jeune homme semble avoir des journées de 48 heures. « C’est vrai qu’il faut être organisé, admet-il. Sur une année, je passe entre 90 et 100 jours en gendarmerie, en plus des cours et des stages en hôpitaux. Mais, tout va bien ! »

Réserviste depuis 2016, il a, comme tous les candidats, monté un dossier et passé une formation à Saint-Astier en Dordogne. « La mecque de la formation pour les gendarmes », précise Jean-Luc L’Hostis.

Son profil permet à Sylvain d’intégrer directement l’école d’officier de la gendarmerie à Melun, en juillet dernier. « Tout en poursuivant les renforts en brigades pour les festivals entre autres. »

Travailler aux urgences

Selon le futur médecin, c’est le service à la population de la fonction de réserviste qui l’a séduit. « Nous sommes là pour prévenir, assurer la sécurité des personnes et des biens. Voire interpeller quand c’est nécessaire, explique-t-il. En médecine, je me destine aussi à l’hôpital public et j’aimerais devenir urgentiste. Et quelque part, un réserviste peut éviter, parfois, à certains de se retrouver aux urgences. »

L’urgence, en blouse de médecin ou en uniforme militaire, le jeune homme espère pouvoir s’investir dans ces deux secteurs: « Deux métiers passion, deux métiers de vocation. » Alors pourquoi pas médecin gendarme?

Source : https://www.ouest-france.fr/bretagne/landerneau-29800/landerneau-ils-ont-choisi-de-soutenir-la-gendarmerie-5333614