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Ouragan Irma : Jean-Pierre Hernandez est de retour à Bernos-Beaulac

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Après trois mois de mission à Saint-Martin, suite au passage d’Irma, Jean-Pierre Hernandez qui consacre son temps à la réserve, est rentré des Antilles.

Irma. Ce prénom est désormais associé immédiatement par tous à l’ouragan qui a dévasté le 6 septembre 2017 plusieurs îles des Caraïbes dont Saint-Martin et Saint-Barthélémy, terres françaises. Les secours s’organisent en métropole et le 10 septembre, la Garde nationale est mobilisée. La réserve nationale opérationnelle de la Gendarmerie lance un appel à volontaires. Jean-Pierre Hernandez y répond très vite.

En une semaine, il est appelé, passe une visite médicale, reçoit « une nouvelle habilitation » et apprend qu’il partira le 27 septembre avec les 73 autres réservistes de la première compagnie de réserve constituée et envoyée hors du territoire métropolitain. Sept cent candidats s’étaient portés volontaires.

Plus de quinze ans d’engagement

Jean-Pierre Hernandez, 48 ans, cuisinier au restaurant scolaire de Bernos-Beaulac a intégré la réserve de la gendarmerie en 2004. Un retour à un engagement de jeunesse où pendant 18 mois (1990) il fut gendarme auxiliaire. Depuis 2004, il consacre sur ses congés, week-end et vacances au moins 30 jours par an à la réserve : journées d’instruction, passage d’habilitations et sur le terrain, mission de renfort estival (surveillance générale, contrôle routier…).

Il s’agit d’une mission de trois mois, un départ sous le signe de l’urgence et en quelques jours, il faut prévenir ses proches, leur soutien sera immédiat, et son employeur. Après deux jours de formation au fort de Rosny-sous-Bois, la compagnie part pour les Antilles. Le maréchal des logis chef est affecté comme chef de patrouille sur deux secteurs de la ville de Saint-Martin, Orléans et Oyster point.

« Le chaos »

Dès l’arrivée sur le tarmac de l’aéroport, la situation sur place est un choc : paysage dévasté, population désorientée, ni eau, ni électricité, ni téléphone.

Les missions de surveillance et de sécurisation débutent tout de suite, 24h/24, un jour de repos tous les sept jours, un camp militaire improvisé, lits de camp et rations de combat. Au bout de trois semaines, Jean-Pierre pourra enfin proposer à ses compagnons un plat de pâtes chaud « avec un filet d’huile d’olive ».

La situation s’améliore progressivement. « On est fier du travail accompli » durant ces trois mois.

Les patrouilles à pied, celles que Jean-Pierre Hernandez préfèrent, permettent d’être au contact de la population, au plus près des besoins, de créer des liens forts.

Les jours de repos permettent d’aider activement au déblaiement de certains sites et même de jouer les Pères Noël pour les enfants d’une école du secteur.

Si Jean-Pierre Hernandez n’évoque pas ses missions opérationnelles, il reconnaît avec une pudeur et humilité que cette mission « l’a consolidé en tant qu’homme, l’a fait grandir et n’a fait que renforcer son désir de continuer à apporter son aide dans le cadre de la réserve. »

S.M.

Source : https://actu.fr/nouvelle-aquitaine/bernos-beaulac_33046/ouragan-irma-jean-pierre-hernandez-est-retour-bernos-beaulac_15251763.html