Réserve opérationnelle Indre-et-Loire : le flux toujours actif

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Depuis les attentats de 2015, une envie de servir s’est développée à travers le pays. De quoi faire grossir le nombre de réservistes à travers les groupements de gendarmerie. En Indre-et-Loire comme ailleurs. Sur le terrain, répartis au sein de deux pelotons de surveillance, ils assurent des contrôles, des patrouilles. Revêtent le même uniforme que les gendarmes d’active. Et sont armés.
A la caserne Raby, le lieutenant-colonel Philippe Morin est le conseiller réserve du groupement départemental. Depuis août, l’ancien officier de gendarmerie veille sur le recrutement.
« Nous avons une cellule permanente au niveau du groupement chargée de récupérer les dossiers avec toutes les pièces. Je contrôle les dossiers, le profil des candidats et je les reçois en entretien et j’émets un avis avant qu’il ne soit transmis à l’échelon régional, à Orléans », explique Philippe Morin qui a lui-même rejoint la réserve à l’automne 2015.
Le flux des candidatures ne s’est pas tari. « Il y en a toujours autant », poursuit le conseiller. Et la limite d’âge pour les inscriptions est passée, courant 2016, de 35 à 40 ans.

La cellule compte jusqu’à dix entretiens par semaine : « En ce moment, nous en sommes à six. »

Des entretiens de recrutement chaque semaine

Dossier préalablement rempli via un site dédié sur Internet, entretien, visite médicale à dominante militaire, tests psychotechniques et d’aptitude… Quand on a tout au vert, démarre alors la formation opérationnelle de la réserve territoriale (Fort) qui a remplacé la préparation militaire gendarmerie (PMG).
Elle dure désormais vingt-quatre jours, contre douze avant les attentats. C’est à Orléans que se tiennent les sessions (en avril et juillet, ou en août) : « Le recrutement est permanent. Les dossiers sont désormais traités au fil de l’eau. On a des objectifs de recrutement qui ont été revus à la hausse. »
Sur l’ensemble de la France, il s’agit d’atteindre les 40.000 réservistes d’ici fin 2018 (ils sont 25.000 actuellement). Pour la région Centre-Val de Loire, il faut former 200 jeunes réservistes, « soit une cinquantaine de personnels à recruter » pour le groupement d’Indre-et-Loire. Les anciens gendarmes et militaires sont évidemment des recrues prisées.
En 2016, trente réservistes ont été recrutés. « Et ça se féminise, précise encore le lieutenant-colonel Morin. La moyenne d’âge est de 25 ans pour ceux qui vont suivre la Fort. Elle est de 43 ans pour l’ensemble de la réserve. » Parmi eux, des étudiants, donc, mais aussi « des ouvriers, des employés, des fonctionnaires, des artisans. C’est ce qui en fait la richesse ».

Repères

> En Indre-et-Loire, la réserve opérationnelle est composée à 47 % de civils. Elle compte plus de 200 personnes à ce jour.
> Pour retirer un dossier, il faut être âgé d’au moins 17 ans et jusqu’à 40 ans, il faut avoir participé à la Journée Défense Citoyenneté et être apte physiquement. Il ne faut pas avoir été condamné à la perte de ses droits civiques ni à l’interdiction d’exercer un emploi public ou à une peine criminelle. Et être moralement irréprochable.
> Sur une année, un réserviste est mobilisable 60 jours. Une durée qui, selon les circonstances, peut monter à 90 voire 150 jours. Deux jours de formation sont obligatoires par an.

Renseignements sur le site Internet : www.minotaur, rubrique Contact.

Vanina Le Gall

Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2017/04/05/Reserve-operationnelle-le-flux-toujours-actif-3057841

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