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Tour de France 2018. Les Gardiens du Tour : les réservistes, premiers équipiers de la gendarmerie

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« C’est bien simple, sans les réservistes, nous ne pourrions pas y arriver. » Cette phrase est une des premières que j’ai entendue en arrivant en gendarmerie. On aurait pu croire à une déclaration de Romain Bardet rendant hommage à ses équipiers après une étape victorieuse ou un bond au classement, tant elle était limpide, dite avec franchise et conviction !

Des profils variés

« Quand ils sont en mission, ils portent le même uniforme que les gendarmes de carrière et accomplissent le même travail. Leurs profils sont complémentaires. Dans leur vie civile, ils connaissent d’autres gens, d’autres disciplines, d’autres domaines de compétences. Leur expérience nous est précieuse. » Ces propos – sans équivoque eux aussi – du général d’armée Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale, disent au plus haut niveau l’importance des réservistes dans le système gendarmerie.

On retrouve bien entendu des gendarmes réservistes en nombre dans le dispositif de sécurité sur le Tour de France. Et des réservistes aux profils variés ! Ici, trois portraits.

Les « stagiaires »

La gendarme adjointe réserviste Martinelli a 18 ans. Dans le civil, elle est étudiante en STAPS. Mais ce matin, de 6h00 à 12h00, elle était en mission de sécurisation d’un col qui sera emprunté cet après-midi par les coureurs. « Mon objectif est d’entrer dans la gendarmerie à la fin de mes études. Alors dès que j’ai eu 18 ans, j’ai candidaté pour devenir réserviste opérationnelle, pour voir déjà ce à quoi je pourrais toucher plus tard ». Chez les cyclistes, on parlerait des « stagiaires », mis très jeunes dans le bain des équipes professionnelles et se retrouvant en quelques semaines à rouler en course pour leurs leaders.

Les « capitaines de route »

A l’inverse, le chef d’escadron Deschamps, pour rester dans le jargon du peloton, serait plutôt dans la catégorie des « capitaines de route ». Il est l’« officier de réserve » encadrant la « compagnie de réserve territoriale » (on parle de la « CRT »), chargée avec ses 32 réservistes de contribuer à la sécurisation des sites de départ des étapes du Tour de France (un autre officier de réserve de la gendarmerie encadre une autre CRT de 40 réservistes pour les sites d’arrivée). Le chef d’escadron Deschamps est un ancien motocycliste de gendarmerie, commandant en second d’un escadron départemental de sécurité routière avant de faire valoir ses droits à la retraite… et de rempiler derrière, ponctuellement, dans la réserve !

Les « ambassadeurs »

Quant au colonel Dahan, il a pour sa part un rôle d’« ambassadeur » de l’équipe gendarmerie. Chef d’entreprise, ancien élu local, il pilote chaque année comme réserviste de la gendarmerie l’opération « Témoins de sécurité » sur le Tour de France. Cette opération, fruit d’un partenariat entre la gendarmerie et des communes candidates, est destinée à sensibiliser les administrés et les spectateurs des villes traversées par le Tour de France aux règles de prudence et de sécurité qui s’imposent lorsque passent la caravane, les coureurs, les véhicules suiveurs. Aujourd’hui, l’opération fut organisée à Thônes, au kilomètre 29 de l’étape du jour, où, effectivement, les coureurs roulaient d’autant plus vite que c’était le lieu du sprint intermédiaire de la journée.

Ce n’est donc pas un slogan mais un état d’esprit : les gendarmes d’active et de réserve sont équipiers au quotidien. Chacun, en patrouille, prend volontiers le vent pour l’autre s’il le faut. C’est en cyclisme la force d’une équipe qui vise le classement général. C’est en République le devoir d’une institution qui sert l’intérêt général.

Source : https://www.ouest-france.fr/tour-de-france/tour-de-france-2018-les-gardiens-du-tour-les-reservistes-premiers-equipiers-de-la-gendarmerie-5884109

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