Ty Vougeret. 140 réservistes de la gendarmerie en formation

10 avril 2019 - 16:30|Partager sur Facebook (7)|Partager sur Twitter (4)


140 réservistes de la gendarmerie nationale se sont entraînés le week-end dernier à l'école de gendarmerie de Dinéault. Les 360 réservistes finistériens passent au moins une journée par an sur ce site pour s'entraîner au tir, rafraîchir leurs connaissances en secourisme, en transmission…


C'était un week-end consacré à la conduite à tenir face à une tuerie de masse. Cette formation autrefois réservée aux gendarmes professionnels a été étendue aux réservistes à la suite de la série d'attentats qu'a connue la France. Samedi et dimanche, deux groupes de 70 réservistes finistériens se sont succédé sur les ateliers préparés par le colonel Jean-Michel Ogès et son équipe, eux-mêmes réservistes de la gendarmerie. Cadre légal d'intervention, moyens de transmission, tir au pistolet, secourisme, conduite à tenir en cas de prise d'otages, tel était le menu de la journée.

Réaction face à une situation de crise


Au milieu des 200 hectares de l'école de gendarmerie de Ty Vougeret, un grand hangar aux multiples recoins, sert de décor à un simulacre de prise d'otages dans un cinéma. Il y a des blessés à l'extérieur. Les stagiaires réservistes jouent le rôle du peloton appelé sur les lieux et sont jugés sur leur réaction face à cette situation de crise. Divers scénarios, préalablement envisagés par les formateurs, peuvent se dérouler selon les options choisies par l'équipe en exercice, allant du meilleur au pire des dénouements.

Une passion pour les forces de l'ordre


Les réservistes comprennent un tiers de gendarmes retraités, les deux tiers restant sont des civils désireux d'être utiles à leur pays et à leurs concitoyens. « La France nous nourrit, donc c'est ma façon de rendre la pareille », analyse le capitaine Guillaume Bryer, fonctionnaire de la direction départementale des territoires et de la mer (anciennement DDE) et réserviste depuis dix ans.

À l'instar de Guillaume Bryer, le sous-lieutenant Sylvain Gourier se passionne pour les forces de l'ordre depuis son plus jeune âge. Étudiant en médecine civile, il a rejoint la réserve de la gendarmerie il y a trois ans : « Quelle belle opportunité que d'allier mes deux passions, la santé publique et l'aide à la personne ». Dans le Finistère, les réservistes mènent de nombreuses actions de prévention sur les festivals et participent à des patrouilles.

Confirmation d'un sacerdoce


Ce passage par la réserve offre une première approche pour certains civils s'interrogeant sur une carrière dans la gendarmerie. Pour quelques-uns ce sera la confirmation d'un sacerdoce, pour d'autres l'abandon du projet : « J'avais envie d'intégrer la gendarmerie, explique Sandra Kerdreux, et puis en étant réserviste je me suis rendu compte qu'il y avait trop de contraintes ». La jeune femme a choisi une autre orientation professionnelle mais continue de servir comme réserviste depuis sept ans.

Dans le département, les femmes représentent à peine un quart des effectifs de la réserve. Recrutés entre 17 et 40 ans, les réservistes peuvent servir jusqu'à 65 ans sur la base de contrats oscillant entre 10 et 80 jours par an. En 2015, les réservistes ont été appelés en moyenne 23 jours dans l'année. Les rémunérations, elles, varient entre 50 et 185 euros par jour selon le grade.


Source : https://www.letelegramme.fr/finistere/chateaulin/ty-vougeret-140-reservistes-de-la-gendarmerie-en-formation-10-04-2019-12256250.php



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